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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 21:34
loi-SRU-VO.jpg

Dominique Lesparre, vous avez pris l’initiative d’organiser des Assises du logement à Bezons, la ville dont vous êtes maire. Quel en était votre objectif ?

Dominique Lesparre : La crise actuelle du logement est d’une extrême gravité. L’état des lieux, que les élus connaissent pour y être confrontés, met en évidence l’ampleur du problème et les difficultés qu’il génère pour des ménages toujours plus nombreux.


Nous assistons à un véritable désengagement de l’Etat qui, non seulement ne s’attelle pas à résoudre le problème, mais l’aggrave, notamment en coupant le robinet des crédits. Or, les citoyens en général et toutes ces personnes confrontées au mal-logement, en particulier, ignorent l’origine et les causes de leurs difficultés à se loger dignement.

Les principaux médias font preuve d’une très grande complaisance à l’égard du pouvoir en traitant cette problématique avec voyeurisme sans jamais pointer ses responsabilités.


Cette méconnaissance des orientations gouvernementales, à laquelle s’ajoute le fatalisme ambiant conduisent tout naturellement les citoyens dans la difficulté à se tourner vers la Mairie plutôt que vers l’Elysée ou Matignon.

A Bezons, nous recensons 4 700 logements sociaux (38 %) et plusieurs centaines sont construits chaque année, mais ils ne suffisent plus à reloger les 1 600 demandeurs. Je suis, à tort, pointé du doigt, alors que je ne suis pas responsable de la situation.


C’est l’une des raisons pour laquelle nous avons décidé de lancer une grande campagne municipale d’information et de débats sur le sujet partant du principe que des citoyens informés sont davantage en capacité d’agir.
Lire la suite en cliquant le lien suivant:
link

Voir également La lettre du logement: LDL Bezons N 12 LDL Bezons N 12

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 00:00
Suite à l'agression d'un gardien d'immeuble
Rassemblement Mardi 2 Mars 12H au 128 rue Jean Jaurès à Bezons pour exprimer
- notre solidarité envers le gardien et sa famille
- notre indignation face à de tels actes et lutter contre leur banalisation, qu'ils soient sanctionnés

Pour exiger les moyens nécessaires afin de mieux vivre ensemble dans la tranquillité, cela passe notamment par le renforcement de la présence des service publics dans les quartiers facilitant l'accès aux droits pour tous.

Voir ci dessous l'article paru dans le Parisien du 27/02/2010
agressionparisien270210.jpg

 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 00:00

Vous pouvez consulter, télécharger, commander (c'est gratuit) ce rapport en cliquant sur le lien suivant: http://www.fondation-abbe-pierre.fr/publications.php?id=378&filtre=publication_rml

Vous pouvez avoir un résumé 2 articles parus dans Médiapart en cliquant les liens suivants:

- la crise du logement amplifie les inégalité:  http://cgt.logement.over-blog.com/article-la-crise-du-logement-amplifie-les-inegalites-44092918.html

- la politique du logement aux abonnés absents: http://cgt.logement.over-blog.com/article-la-politique-du-logement-aux-abonnes-absents-44094065.html

Un article dans l'Alsace

- 600 000 enfants mal logés: http://cgt.logement.over-blog.com/article-600-000-enfants-mal-loges-44094509.html

Vous trouverez également des articles intéressant sur le blog Collectif logement CGT:

- des notes qui rendent blêmes les HLM : cliquez sur : http://cgt.logement.over-blog.com/article-des-notes-a-rendre-blemes-les-hlm-43844533.html

- L'Etat veut vendre 10% du parc social : http://cgt.logement.over-blog.com/article-l-etat-veut-vendre-10-du-parc-social-le-mouvement-hlm-crie-a-la-trahison--43782980.html

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 00:00

Adresse de l'article http://infos.lagazettedescommunes.com/29042/letat-veut-vendre-10-du-parc-social-le-mouvement-hlm-crie-a-la-trahison/


 

LOGEMENT SOCIAL

L’Etat veut vendre 10% du parc social, le mouvement HLM crie à la trahison

Avec l'AFP | A la une - France | Publié le 26/01/2010


[1]
Ce que je dis, c’est que les budgets de l’Etat ne vont pas exploser, donc il faut trouver de l’argent ailleurs et notamment par la vente de logements. L’idée de 1% par an me va tout à fait, a déclaré le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu.
Le parc des HLM compte en France quelque 4,2 millions de logements, dont environ un tiers construits après 1985, qui accueillent plus de 10 millions d’habitants.

Selon M. Apparu, 1% du parc vendu par an permet de dégager 2 milliards de fonds propres et un logement vendu permet de construire deux à trois logements neufs.


Le financement par les collectivités multiplié par 4


Faux, ce sont des idées simplistes, réplique le président de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui regroupe les sociétés d’HLM, le sénateur Thierry Repentin, dénonçant un désengagement de l’Etat et une logique de privatisation du logement social.
Il estime qu’en dix ans, la part de financement des collectivités locales a été multipliée par quatre (de 2 à 8%) et dans le même temps la part de subventions de l’Etat a été divisée par deux (de 6% à 3%).

Cette politique ne marche pas
, renchérit Michel Fréchet, président de la Confédération générale du Logement, association de défense des locataires, soulignant le peu de logements vendus.

De fait, sur 40.000 logements mis en vente en 2008, seuls 6.000 logements ont été vendus et encore moins (3.600) en 2009, notamment en raison de la crise, du manque de moyens des locataires et des banques moins prêteuses.

Mais je ne vois pas pourquoi ça marche pour certains qui arrivent à faire 0,5% et d’autres pas
, insiste M. Apparu.

En filigrane, ce que dénoncent les détracteurs de la politique du gouvernement, c’est une volonté de tuer le mouvement des offices HLM créé par l’Abbé Pierre, dit une source proche du dossier. Et une proximité du gouvernement avec les Sociétés anonymes (ESH, entreprises sociales pour l’habitat) qui représentent environ 45% du marché, au dépend des offices HLM (55%) qui dépendent des villes et des départements.


Libération a publié lundi 25 janvier une « note blanche » d’André Yché, président de la Société nationale immobilière (SNI), adressée au ministère et prônant notamment la vente de 10% du parc HLM en 10 ans. La SNI est une filiale immobilière du logement social de la Caisse des dépôts (CDC) qui assure environ 65% du financement du logement social.
Mes thèses sont connues depuis des mois. A la limite ce qu’on peut me reprocher c’est mon franc parler
, dit M. Yché.


De son côté, M. Apparu, admet partager les positions de M. Yché et défendre les idées qui se retrouvent souvent chez les grands bailleurs sociaux qui sont implantés sur tout le territoire et pas seulement sur une ville.
Il confirme vouloir s’appuyer plutôt sur les ESH pour mutualiser les fonds propres et construire dans les endroits où on en a besoin, soulignant que, pour l’heure, seulement 25% des logements sociaux sont construits dans les zones tendues où les loyers sont très élevés et la demande forte (Ile-de-France, Lyon, Bordeaux ou Marseille).


Une politique déconnectée de la réalité
, s’insurge M. Repentin, qui estime que dans notre pays, nous ne ferions plus un logement social sans l’implication croissante des collectivités locales.

Environ 1,2 million de ménages sont en attente d’un logement social et le déficit est estimé entre 800.000 et 900.000 logements. En terme de plafonds de ressources, 60% de Français ont droit à un HLM.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 00:00

CNL communiqué

 

Le débat autour de la réforme territoriale a débuté hier au Sénat. La CNL dénonce cette remise en cause de nôtre modèle républicain car, si elle est adoptée, ce sont non seulement les services publics de proximité qui sont menacés, mais aussi le financement du logement social.


Sous prétexte d’une plus grande décentralisation, le gouvernement et sa majorité
préparent, en vérité, une recentralisation et un bouleversement du paysage institutionnel. Il s’agit d’une véritable remise en cause de l’existence même de nôtre modèle républicain, de la vie démocratique et de l’ensemble des services publics.


Pour la CNL, ce projet a pour objectif de réduire fortement les compétences ainsi que les moyens financiers des communes et des départements, en particulier. En fait, le projet gouvernemental amènera les élus locaux à réduire les services aux habitants et à augmenter les impôts locaux afin de répondre à la demande sociale toujours plus importante. Les conséquences seront lourdes pour les usagers et les familles.


Nombreuses sont les collectivités locales qui participent, sous différentes formes, au financement du logement social. Elles représentent un apport souvent supérieur à l’Etat pour la construction et la réhabilitation.

Alors que le budget 2010 de l’Etat pour le logement est de nouveau en diminution, ce serait un nouveau coup porté au logement social et aux locataires si la réforme était adoptée.

Les usagers du logement n’ont rien à attendre de bon de cette réforme. Au contraire, tout est à craindre car ils risquent de payer plus d’impôts pour compenser le désengagement continu de l’Etat.


La CNL appelle ses militants, ses adhérents, les usagers du logement, au rassemblement pour faire obstacle au dessein néfaste du gouvernement et pour montrer leur attachement à l’existence des collectivités locales, fruit de notre histoire, de nos luttes et de notre société républicaine.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 00:00
Là où il faudrait construire 300 000 logements, seuls 80 000 sortent de terre. Et beaucoup de villes, souvent de droite, refusent de construire ces logements sociaux qui font défaut et qui leur sont imposés par la loi. En conséquence, les 150 logements construits chaque année à Bezons depuis 25 ans ne suffisent pas. Les demandeurs en attendent sont passés de 700 à 1 400 demandeurs à Bezons; 50 % des 1 800 logements qui verront le jour dans les années à venir seront dans le parc social mais ce ne sera qu’une petite bouffée d’oxygène.

Débattre et agir pour le logement
Devant cette situation intolérable, les assises du logement seront l’occasion d’aborder tous les sujets, comme les marchands de sommeil qui abusent de cet état de fait. Mais, il s’agira aussi de s’organiser pour agir et faire changer les choses. en attendant le Rendez-vous du 29 janvier prochain à l’espace Aragon pour les Assises du logement, les Bezonnais et Bezonnaises sont invités à participer aux réunions préparatoires qui se tiendront dans les trois quartiers de la Ville.


Assises logt Bezons-005 - 1-copie-3

Assises logt Bezons-verso

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 00:00

LEMONDE.FR avec AFP | 28.12.09 | 18h36

 

 

Au moins trois cent cinquante-trois personnes sans domicile fixe sont mortes en France depuis le début de l'année 2009, selon le collectif des Morts de la rue. En 2008, cette association avait dénombré trois cent quatre-vingt-dix-neuf personnes mortes "dans la rue et de la rue". Depuis la semaine précédente, "nous avons appris le décès de quinze personnes – quatorze hommes et une femme", précise le collectif, ajoutant que cette liste "est partielle" et non exhaustive.

Barthélémy, 50 ans, "est mort le 23 décembre à Marseille sur la banquette d'une camionnette blanche". Le 24 décembre, "Robert, 40 ans, a été retrouvé par des compagnons à Paris boulevard Jean-Jaurès (19e arrondissement)", tout comme un "homme de 45 à 50 ans [retrouvé] dans un abribus face à la gare routière du château de Vincennes". Le 26 décembre, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), "un homme de 43 ans est mort dans la voiture où il vivait depuis deux mois après la séparation d'avec sa femme". D'autres ont péri à l'hôpital.

"De plus, d'autres personnes sont mortes directement du mal-logement" ajoute l'association. "Nous ne les ajoutons pas au nombre des décès, mais dénonçons également leur mort due à la misère".

Depuis 2002, le collectif recense le nombre de sans-abri morts et œuvre pour "des funérailles dignes de la personne humaine" et pour l’accompagnement des personnes en deuil. Fin 2008, l'association a mis en place un partenariat avec le site d'information Mediapart pour cartographier ces morts "prématurées". Les internautes sont également invités à participer à cette carte interactive et à faire remonter des informations sur des situations dont ils auraient connaissance.

 

Pour accéder à la carte des morts dans la rue :

http://www.mediapart.fr/club/edition/vivre-a-la-rue-tue/article/221208/la-carte-des-morts-de-la-rue

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 00:00

Pour la réouverture du Centre d’Hébergement d’Urgence

Halte aux gaspillages humains et financiers !

Cela peut arriver à tout le monde !

Rupture familiale, sinistre, insalubrité, expulsion, fin de bail, accident de la vie, hébergés, vivant des conditions de sur-occupation indignes ; à Argenteuil les demandes d’hébergement d’urgence sont multiples et nombreuses et pourtant le Maire, Philippe DOUCET ne fait rien pour sauver ce type de logement. Dans la continuité de la politique de M. MOTHRON, il laisse l’association ISBA, gestionnaire de «  La Résidence Bleue », s’enfoncer encore davantage dans le déficit. La liquidation judiciaire fut alors irréversible. Il en profite pour décider, sans concertation, la fermeture de ce centre d'hébergement d'urgence.

Grâce  à l’action des résidents et des organisations, les résidents on été relogés correctement. L’accompagnement social dont ils bénéficiaient a été abandonné, ce qui risque de conduire certaines de ces personnes dans quelques mois en contentieux. Il y a même eu pire puisqu’un des résidents relogés au Foyer Soleil a été retrouvé décédé 8 jours après sa mort.

Dés le mois de juin la DDASS proposait à 6 organismes de reprendre les activités de ce Centre d’hébergement d’Urgence mais le Maire s’y oppose. La DDASS recherche des locaux alors que ce bâtiment a été spécialement conçu pour cela !!!

Depuis fin août ce bâtiment de 30 chambres situé au 86 avenue Jean Jaurès est laissé à l’abandon et Argenteuil se prive des financements de l’Etat pour répondre aux demandes des argenteuillais, M. Doucet préférant gaspiller l’argent public dans des nuitées d’hôtel où les personnes ne peuvent même pas cuisiner et parfois vivent dans des conditions insalubres et de grande promiscuité.

Argenteuil, ville solidaire, a besoin d’un

Centre d’Hébergement d’Urgence.

Ce type d’équipement est indispensable pour donner un toit aux personnes en grandes difficultés mais également pour les accompagner socialement afin de les aider à surmonter ces difficultés (emploi, santé, …..) et  leur permettre d’accéder à un logement durable. Des DEMANDES DE RENDEZ-VOUS  ont été adressées à la Municipalité et sont restées sans réponse.

ENSEMBLE FAISONS NOUS ENTENDRE ! Nous vous invitons à interpeller

le Maire, les élus pour exiger la réouverture de la Résidence Bleue

Collectif pour la réouverture du Centre d’hébergement d’Urgence

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 23:00

Voir tract de la Fédération en cliquand sur le lien suivant: link

Lancement de la campagne fédérale sur le logement

 « 100 initiatives pour le logement social »

Toulouse - 16 septembre 2009

Intervention de B. Talbot

 












La Fédération CGT des Services publics a choisi symboliquement de lancer sa campagne nationale sur le logement à l’occasion du congrès de l’Union sociale pour l’Habitat

 

Pourquoi une campagne nationale ?

 

PENURIE DE LOGEMENTS

 

Selon le rapport 2009 sur l’état du mal logement  de la fondation Abbé Pierre, la France compte 3,5 millions de personnes mal-logées ou non-logées. S’y ajoutent, 6,5 millions de personnes en situation de réelle fragilité de logement à cout ou moyen terme.

Cette situation catastrophique touche plus de 10 millions de nos concitoyens.

 

Les besoins en construction pour faire face à cette situation sont évalués à 500 000 logements neufs par an

Or, en 2007, 430 000 réalisations ont été effectuées, et 380 000 en 2008.

Une nouvelle baisse de production est à craindre en 2009

 

L’Etat a prévu pour sa part de financer la construction en 2009 de 100 000 logements dont 30 00 logements que les organismes Hlm doivent racheter aux promoteurs privés !

 

Sachant que ce programme de construction comportera au bout du compte moins de 50% de véritables logements sociaux puisque l’Etat a fait le choix de privilégier les logements intermédiaires, alors que les capacités financières des demandeurs se réduisent.

 

Dans le même temps, se loger devient de plus en plus cher. Les Français consacraient en moyenne 25 % de leur revenu au logement au milieu des années 1970. Dans les années 2000, ce pourcentage est devenu supérieur à 30 %.

Le taux d’effort des locataires – pour ce qui concerne le seul loyer – a considérablement évolué au fil des années : de 10 % du revenu dans les années 1960, il atteint 13 % en 1988 et 16 % en 2002.

 

Il y adonc urgence à développer le logement social alors que l’offre de logement est totalement en décalage par rapport à la demande.

 

BUDGET DE L’ETAT EN BAISSE

 

Dans ce contexte, le choix du gouvernement est de réduire la capacité d’intervention publique sur le logement.

En programmant une baisse de 7% du budget national du logement pour l’année 2009 et de 20% sur 3 ans, le gouvernement confirme qu’il s’agit d’un choix délibéré guidé par des considérations financières au détriment des millions de demandeurs qui souffrent et vivent dans des conditions d’extrême précarité.


LA LOI SCELERATE DITE BOUTIN

 

Ce choix budgétaire s’inscrit en parfaite cohérence avec la loi BOUTIN bien mal nommée « Loi sur la mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion ». 

Cette loi va aggraver la situation de dizaines de milliers de familles déjà en grande difficulté.

 

Parmi les mesures les plus assassines :

 

Sous prétexte de développer la mobilité au sein du parc HLM, 

D                    Fin du droit au maintien dans les lieux qui constituait le fondement d’une forme de sécurité logement. Cette disposition va notamment s’avérer dramatique pour les personnes âgées que l’on va contraindre à changer de logement au motif de sous-occupation

D                    Abaissement des plafonds de ressources pour l’accès au logement social. Cette disposition permet d’exclure des milliers de personnes et de les contraindre à trouver une solution logement dans le privé à des prix inabordables et en les excluant du même coup de leur droit au 1% logement. Cela pose la question de la mixité sociale et du renforcement des phénomènes de ghettoïsation

D                    Hold-up sur les fonds du 1% :

Les 2/3 de la collecte ont été détournés par l’Etat, soit 1 milliard d’€ de moins dans l’économie du logement social, milliard qui sera consacré à la réhabilitation ou à la réalisation de logements qui ne seront pas accessibles aux ménages les moins favorisés

D                     Mise sous tutelle des organismes HLM par le biais des Conventions d’Utilités Sociales (CUS) qui fixent aux offices des engagements précis en terme de développement, de politique des loyers, politiques de peuplement, … avec menaces de sanctions à défaut de résultats conformes à la convention imposée par le Préfet.

D                    Réduction des délais d’expulsion dans le logement locatif. L’expulsion est une mesure barbare, inefficace économiquement et injuste socialement.

 

 

LA CAMPAGNE FEDERALE

 

-          Elle découle d’une décision de la FD des Services publics, première organisation dans la FPT, qui syndique notamment les personnels du logement social, de lancer une campagne publique sur les enjeux du logement social

 

-         Cette campagne est construite en lien avec l’activité confédérale sur le sujet

 

-         Elle se veut une contribution au débat public et vise en particulier à sensibiliser les usagers sur les conséquences dramatiques de la politique gouvernementale

 

-         Plus d’un demi-million de tracts ont été édités

 

-         Objectif : une initiative publique par département d’ici fin 2009 associant l’ensemble des acteurs du logement social (locataires, élus politiques, représentants des personnels, …) Plusieurs initiatives sont d’ores et déjà programmées (Morbihan, Bas-Rhin, Saône et Loire, Loire-Atlantique, Hérault, Vaucluse, Gard, entre autres)

 

 

PROPOSITIONS CGT

 

La CGT prône une réorientation complète de la politique gouvernementale en matière de logement.

 

La CGT propose :

-         Le développement de la production de logements sociaux, privilégiant une offre de logements économiquement accessibles

-         Un programme ambitieux de logements relais et de vraies places d’hébergement

-         La remise au centre de la politique du logement du principe de mixité sociale

-         L’application de la loi SRU (notamment l’article 55) obligeant les communes à disposer d’au moins 20 % de logements sociaux

-         La garantie de la pérennité et de l’intégrité du « 1 % logement » et une utilisation des fonds récoltés conforme aux missions d’intérêt général définies par les partenaires sociaux

-         La fin du désengagement financier de l’Etat (moins 7 % au budget de l’Etat pour 2009)

-         L’accès pour tous au logement et le maintien dans les lieux.

-          L’accueil, l’hébergement des sans-abri et la réponse aux situations d’urgence.

-         Le libre choix entre la location ou l’accession à la propriété d’un logement adapté, répondant aux aspirations spécifiques des diverses catégories

-         Réorienter l’aide à la personne vers l’aide à la pierre pour les nouvelles opérations de construction (qui produira une baisse de 30 % des loyers

-         Réorienter les avantages fiscaux dont bénéficie le privé (dispositif de Robien) en faveur du logement social.

 

L’Etat doit être le garant du droit au logement sur tout le territoire.

 

Nous avons besoin d’un outil public garantissant l’effectivité du droit au logement : la CGT s’inscrit dans une démarche de reconquête du service public mis à mal par la transformation des offices HLM en offices de l’habitat, opération de privatisation des missions et du statut des personnels

 

Nous avons besoin de revenir à la notion d’usager et non de client

 

Nous avons besoin d’un service assuré par des agents publics qui ne soient pas une variable d’ajustement et ne soient pas soumis à une logique de rentabilité financière

 

Tous ensemble pour un véritable service public du logement social !

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 23:00

Chômage et accès au logement

La CGT veut des aides d’urgence pour les accédants à la propriété

lundi 6 juillet 2009

Montée du chômage et baisse du pouvoir d’achat mettent dans une situation très difficile les salariés accédants à la propriété victimes de licenciement. L’inquiétude « comment faire maintenant pour payer la maison ? » est souvent exprimée avec la même force que celle concernant la perte d’emploi.


Il est en effet à craindre que dans les prochains mois plusieurs dizaines de milliers de salariés – et leurs familles – nouveaux propriétaires depuis 2004 et victimes de la crise, se trouvent dans l’impossibilité de payer leurs mensualités d’emprunt. De plus, il est à redouter qu’une vente, qui les obligerait à se reloger difficilement ailleurs, ne leur permette pas d’apurer leur dette.

Le risque existe du développement prochain en France d’une crise majeure spécifique des accédants à la propriété.


Cette situation est d’autant plus alarmante que, le Président de le République trompe les français en les incitant à devenir tous propriétaires, y compris ceux dont les ressources rendent un tel projet risqué compte tenu du niveau actuel trop élevé des prix immobiliers et de celui trop bas des salaires.


Pour tenter d’anticiper sur les conséquences d’une telle crise, le Conseil National de l’Habitat a adopté à l’unanimité, le 19 mai dernier, le rapport et les propositions d’un groupe de travail réunissant les principaux acteurs professionnels et sociaux concernés.


La CGT a participé activement à ces travaux considérant de sa responsabilité la défense des salariés accédants à la propriété victimes de la crise économique et financière.

Des mesures d’aide d’urgence sont possibles :

- prise en charge temporaire des mensualités d’accession par des fonds d’aide à créer avec des financements publics et la contribution des entreprises à l’origine des licenciements ;

- garantie de maintien dans les lieux, y compris en tant que locataire si la reprise du paiement des mensualités d’accession s’avérait impossible.

Il faut à présent agir très vite pour mettre en œuvre ces mesures dans les bassins d’emploi concerné. Il est de la responsabilité du gouvernement de prévoir en conséquence le contenu du futur budget de l’Etat pour 2010.

Pour éviter dans l’avenir des drames humains, la CGT propose de :

- systématiser pour les accédants à la propriété la couverture du risque chômage et de la diminution de ressources, à l’instar du risque décès ;

- mettre en place un dispositif porté, par le 1% Logement, visant à rendre l’accession à la propriété sécurisée, économiquement possible pour les salariés et un ensemble de mesures tirant durablement à la baisse le niveau des prix immobiliers.


Montreuil, le 6 juillet 2009

Lire le texte du rapport du CNH, incluant la contribution de la CGT

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 23:00

2 juillet 2009 -

Déclaration du collectif logement de la Fédération Cgt des Services publics

Notre collectif ne pouvait pas rester muet suite au remaniement ministériel, et plus précisément concernant la disparition du ministère du logement. Les principales revendications des salariés de notre pays sont : 
- de pouvoir vivre correctement et dignement, donc d’avoir un salaire et des revenus le permettant, 
- pour des millions de demandeurs qui recherchent un travail, l’emploi, 
- de disposer d’un logement, d’être logé dans des conditions dignes de ce 21° siècle (c’est même la première revendication pour des millions de français).

Ce nouveau gouvernement remanié a affirmé sa non volonté de prise en compte de cette revendication car d’un ministère il est passé à un secrétariat d’état au logement. De plus, celui-ci est « noyé » dans le « grand et nébuleux » ministère de Jean Louis Borloo qui regroupe l’écologie – l’énergie – le développement durable – la mer – les technologies vertes – la négociation sur le climat…

 


Tout semble possible pour ce gouvernement : un budget logement revu à la baisse (depuis des années), le démantèlement des CIL (1 %) et, enfin, une loi MOLLE qui remet en cause les principes d’égalité, de mixité sociale et de pouvoir conserver son logement…

 


Notre collectif logement continuera de lutter contre ces absurdités gouvernementales qui balayent le volet social et mettra en œuvre tous les moyens pour faire connaitre les revendications que propose notre Fédération.

 


Rendez-vous est donné à toutes nos structures, dès la mi-septembre 2009, pour lancer et proposer nos initiatives.

 


Montreuil, le 2 juillet 2009

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 23:00

Doucet veut supprimer le

Centre d'Hébergement d'Urgence d'Argenteuil.

 

Dans la précipitation et profitant de la liquidation de l'Association ISBA (qui gérait la Résidence Bleue), M. Doucet veut supprimer une des rares structures d'hébergement d'urgence sur le secteur permettant l'accueil des familles en difficultés.

 

Sans la moindre concertation, sans que cette question soit débattue au Conseil d'Administration de l'Office il décide de transformer cette structure en Maison Relais (La Maison Relais est destinée à l’accueil de personnes à faible niveau de ressources, dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde, et dont la situation sociale et psychologique, voire psychiatrique, rend impossible à échéance prévisible leur accès à un logement ordinaire. Elle ne s'inscrit pas dans une logique de logement temporaire mais bien d'habitat pérenne, sans limitation de durée.).

De plus il veut faire supporter le coût par les locataires puisqu'en plus il veut confier la gestion à l'Office.

 

Cette situation est scandaleuse à plus d'un titre.

 

- M. Doucet vire les résidents qui ne sont en rien responsable de cette situation. Certains vont obtenir un logement (tant mieux pour eux et on peut se demander pourquoi cela ne s'est pas fait plus tôt) mais la plupart des résidents risquent de se retrouver dans une autre structure d'hébergement sur le département compte tenu du faible nombre de place sur notre secteur.

 

- M. Doucet veut empêcher que s'exprime la solidarité avec les résidents en empêchant que les résidents reçoivent des personnes extérieures, pour cela une société de surveillance a été missionnée. C'est ce qui a fait dire a un membre du collectif "cela devient un centre de rétention"

 

- M. Doucet fait supporter aux locataires le coût de cette structure alors que c'est de la mission du CCAS de gérer ce type de structure (comme il le fait déjà pour les résidences de personnes âgées). Les difficultés que rencontrent ces personnes ne sont pas que des questions de logement, elles ont besoin d'un accompagnement plus global dont l'Office n'a pas les compétences. De plus une Maison Relais ne peut pas remplacer un CHRS, cela ne répond pas aux mêmes besoins.

 

Face à cette situation une rencontre a été demandé à M. Doucet par le Collectif des résidents et le Collectif pour la Défense de la résidence Bleue (voir message ci dessous). Nous n'avons pas reçu de réponse.

 


Monsieur le Maire;

 

Suite à la liquidation judiciaire de l'association ISBA, nous tenons à vous faire part de nos inquiétudes quant au traitement de cette situation. Les résidants de la Résidence Bleue se sont constitués en collectif pour être entendus.  

-          Ils vont interpeller les représentants de l'Etat, élus locaux.... et informer la presse afin d'alerter les pouvoirs sur leur situation.

-          Ils réclament que la Résidence Bleue vive et fonctionne dans des conditions correctes

-          Ils refusent de quitter cette résidence pour aller dans un hébergement précaire.

 

La Résidence Bleue doit continuer à fonctionner car les besoins sont importants sur notre secteur

 

Le lundi 15 juin, des organisations ont rencontré le Collectif des résidants de la Résidence Bleue. Elles ont tenu à témoigner de leur solidarité auprès des résidants. Elles ont décidé:

-     d'intervenir pour que la Résidence Bleue vive et assure ses missions d'accueil, d'accompagnement en direction des personnes rencontrant des difficultés

-       d'agir pour que soit proposé aux salariés des solutions de reclassement

-    d'interpeller l'Etat, le Conseil Général, la Municipalité pour obtenir les moyens de faire fonctionner cette structure sociale dans des conditions satisfaisante

 

Compte tenu de l'urgence de la situation  nous vous proposons de vous rencontrer le Mercredi 17 Juin à 18H à la Mairie d'Argenteuil pour aborder la situation des résidants et l'avenir de la résidence Bleue.

 

Par ailleurs, nous vous informons que nous tiendrons une conférence de presse sur ce sujet le Jeudi 18 Juin.

 

Cette situation exceptionnelle nécessite un traitement humain, mais également une réaction vive car elle touche des personnes fragilisées par la crise. Il en va du respect de la dignité humaine.

 

Collectif de défense de la Résidence Bleue et de ses résidants:

Habitants de la résidence Bleue  - Parti de Gauche - Nouveau Parti Anti-capitaliste - Parti Communiste Français-  Parti Ouvrier Indépendant - Les Verts - Collectif des Sans papier du 95 - Union Local FO – Union Local CGT - CIVIC - Comité d'Action Logement

 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 23:00

La Résidence Bleue doit vivre :

Droit au logement pour tous

 

Suite à la rencontre organisée par les résidants et salariés licenciés de la Résidence Bleue placée en liquidation judiciaire il y a quelques jours, nous tenons à exprimer notre indignation face à leur situation.

 

Une véritable honte!!!!

 

Immédiatement après la liquidation judiciaire les salariés ont été licenciés et doivent rester chez eux. Quant aux résidants, ils ont appris par des représentants de la DDASS et de l’Office qu’ils devaient quitter la résidence sous huit jours, qu’une solution de logement ou d’hébergement leur seront IMPOSEE. Les solutions seront selon les cas: nuits d'hôtels, autre hébergement d'urgence et pour les plus chanceux remplissant les conditions un logement social...

 

Cette annonce a provoqué stupeur et inquiétude parmi les résidants qui n’ont jamais été informés, réunis antérieurement par le directeur, les élus, les membres du Conseil d’Administration  pour les informer de la situation d’ISBA. Mieux encore, les 14 salariés licenciés dans les mêmes conditions ont appris en Mai que l'association allait très mal et ont demandé une rencontre avec le Maire d'Argenteuil qui a missionné sa première adjointe Mme COLIN pour les recevoir, sans pour autant leur donner plus d'information sur la situation de l'Association ni même apporter des réponses aux questions posées comme elle s’y était engagée lors de la rencontre. Aujourd'hui les personnels sont licenciés.

 

Pourquoi le Président d’AB-HABITAT, Philippe DOUCET, veut vider les locaux ? N’y aurait il pas un parfum de Malodore ? N’est-il pas indispensable de préserver ce type de structure sur notre secteur ?

 

Depuis Jeudi, les résidants racontent qu’une directrice d’AB-HABITAT accompagnée de 2 chargés de mission leur mettent la pression pour les inviter à partir, en leur expliquant que « l’Office est propriétaire et qu'il doit récupérer l'immeuble pour en faire autre chose ». Ils expliquent également qu'une solution allait leur être proposée dans les prochains jours et qu'ils ne pourront en aucun cas refuser!

Les témoignages de ces entretiens individuels sont éloquents d'inhumanisme !!!

Précisons qu’AB HABITAT vient de créer un nouveau super service du nom pompeux "Ingénierie Sociale", mais cela pose la question de la nouvelle considération du social à l’Office…

 

Pourquoi tant de précipitation subite et en catimini, alors que pour certains cela fait des années qu’aucune proposition ne leur a été faite durant tout ce temps ?

 

La Direction d'ISBA est partie laissant les résidants à leur sort ainsi que les salariés sans même un au revoir! Face à cette situation l’Office a fait appel à une société de surveillance.

Les élus membres du CA d'ISBA ont tous démissionné et aucun n'a jugé utile d'informer les personnes sur leur situation.

Du coté de la DDASS Il semblerait qu'un appel a été lancé pour un potentiel repreneur de la Résidence Bleue, mais quelles sont les intentions du Président d’AB HABITAT et Maire, Philippe DOUCET ? Lors du dernier Conseil d’Administration d’AB HABITAT il a juste été acté de la démission des représentants de l’Office au CA d’ISBA sans qu’un réel débat n’ait lieu sur les moyens de préserver cette structure indispensable et rare sur notre secteur pour l'accueil des personnes dans la précarité.

Les Résidants s'organisent !!!

 

Devant ce traitement indigne, les résidants se sont créés en collectif et compte bien faire parler d'eux et être entendus !

 

-        Ils vont interpeller les représentants de l'Etat, élus locaux.... et informer la presse afin d'alerter les pouvoirs sur leur situation.

 

-        Ils réclament que la Résidence Bleue vive et fonctionne dans des conditions correctes

 

-        Ils refusent de quitter cette résidence pour aller dans un hébergement précaire.

 

La Résidence Bleue doit continuer à fonctionner car les besoins sont importants sur notre secteur

 

Nous vous invitons à :

 

-        témoigner votre solidarité auprès des résidants

 

-        intervenir pour que la Résidence Bleue vive et assure ses missions d’accueil, d’accompagnement en direction des personnes rencontrant des difficultés

 

-        agir pour que soit proposé aux salariés des solutions de reclassement

 

-        interpeller l’Etat, le Conseil Général, la Municipalité pour obtenir les moyens de faire fonctionner cette structure sociale dans des conditions satisfaisante



La Résidence Bleue

 

La Résidence Bleue gérée par l’Association ISBA (Immobilier Social du Bassin d’Argenteuil) est une des rares structures d’hébergement d’urgence sur notre secteur. Cette association rencontre des difficultés depuis des années faute de financement suffisant pour gérer ce type de structure mais également des difficultés pour favoriser l’accès à un logement stable du fait de la pénurie de logements sociaux.

 

Elle occupe un bâtiment appartenant à AB-HABITAT (ex OPIHLM Argenteuil Bezons) occupé par 53 résidants et dispose de plusieurs dizaines de logements sur Argenteuil et Bezons qui sont occupés par des personnes nécessitant un accompagnement pour l’accès à un logement stable.


Résidence Bleue
70 avenue Jean Jaurès 95100 Argenteuil

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 23:00
Vous trouverez en pièce jointe l'article paru dans la Gazette du Val d'Oise concernant les 25 villes qui ne respectent pas la loi dans le cadre de la loi SRU imposant un minimum de 20% de logements sociaux. Cliquez sur le lien: link

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 23:00
Voir article paru dans le Monde Diplomatique d'Avril 2009 en cliquant sur le lien suivant: link

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 23:00

Bilan sur le Val d’Oise de la loi SRU 8 ans après

(Obligation de construire au moins 20% de logements sociaux)

 

Sur le Val d’Oise il y a toujours 25 villes qui ne respectent pas la loi d’un minimum de 20% de logements sociaux.

 

Il y a même 8 villes qui ont eu un taux de pénalité majoré de 50 à 100% car elles ne respectent même pas les objectifs triennaux. Ces villes avaient pour objectif de construire 475 logements sociaux, ils n’en n’ont réalisé seulement 85 alors que sur ces mêmes villes il y a 760 demandeurs de logements (chiffres très en dessous des besoins puisque es habitants ne font même plus de demandes compte tenu qu’il n’y a quasiment pas d’offre).

 

Communes du Val d’Oise ne respectant pas la loi SRU imposant un minimum de 20% de logements sociaux

 RGP 99

 Taux de logements sociaux

Objectifs de réalisation 2005

-

2007

Réalisation 2005

-

2007

Taux de réalisation de l'objectif 2005

-

2007

Taux de majoration maximal applicable

Taux de majoration arrêté pour une période de 3 ans à compter du 01/01/2009

Andilly

2013

12, 6%

9

38

422,2%

N.C.

 

Auvers sur Oise

6820

3,97%

77

11

14,3%

85,7%

50%

Beauchamp

8986

15,39%

27

3

11,1%

88,9%

89%

Butry sur Oise

1969

7,14%

24

32

133,3%

N.C.

 

Champagne sur Oise

3889

15,46%

35

214

611,4%

N.C.

 

Cormeilles en Parisis

19643

13,97%

100

383

383,0%

N.C.

 

Deuil la Barre

20160

15,80%

67

164

244,8%

N.C.

 

Domont

14883

18,47%

15

57

380,0%

N.C.

 

Enghein les Bains

10368

8,16%

113

34

30,1%

69,9%

69%

Frépillon

2262

1,41%

47

0

0,0%

100,0%

100%

La Frette sur Seine

4378

0,62%

60

15

25,0%

75,0%

20%

Herblay

23083

14,26%

107

357

333,6%

N.C.

 

L'Isle Adam

11163

15,26%

37

34

91,9%

8,1%

 

Margency

2587

6,17%

27

41

151,9%

N.C.

 

Mériel

4062

5,53%

47

96

204,3%

N.C.

 

Méry sur Oise

8929

16,28%

18

54

300,0%

N.C.

 

Montlignon

2427

1,40%

32

6

18,8%

81,2%

81%

Montmorency

20599

17,79%

40

226

565,0%

N.C.

 

Nesles la Vallée

1829

2,07%

23

19

82,6%

17,4%

 

Parmain

5274

4,78%

51

48

94,1%

5,9%

 

Le Plessis Bouchard

7006

4,39%

83

15

18,1%

81,9%

81%

Saint Brice sous Forêt

12540

18,83%

8

55

687,5%

N.C.

 

Saint Leu la Forêt

15127

11,39%

90

151

167,8%

N.C.

 

Saint Prix

6767

11,80%

36

1

2,8%

97,2%

97%

Taverny

25909

19,68%

7

150

2142,9%

N.C.

 

 

A quand la réquisition de terrains par le Préfet et la construction de logements sociaux sur ces villes où les Maires se comportent comme des délinquants ?

A quand la conditionalité des aides publiques de l'Etat, du Conseil Régional et Régional au respect de cette loi ?

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 23:00

ANRU Val d'Oise

Premier bilan des conventions signées 2005 – 2008

Des rénovations qui se font au détriment des habitants

et aggravent la crise du logement

 

 

 

 

 

 

 

Villes

Nbre de logements sociaux familiaux démolis

Nbre de logements sociaux familiaux reconstruits sur la ville

Nbre de logements sociaux familiaux reconstruits en dehors de la ville

Nbre de logements sociaux familiaux qui ne seront pas reconstruits

Observations sur les logements sociaux familiaux qui ne sont pas reconstruits. Ce qui réduit l’offre de logements sociaux sur notre département alors qu’il y a plus de 30000 demandeurs de logements.

Argenteuil

466

254

92

120

Dans la convention sont considérés comme logements « reconstruits » 120 logements qui sont des logements d'enseignants existants qui vont être réhabilités

Bezons

173

173

 

 

 

Cergy

462

462

 

 

 

Deuil

253

253

 

 

 

Fosses

101

100

 

1

 

Garges

538

380

158

 

 

Gonesse

334

268

63

3

 

Goussainville

152

107

45

 

 

Sarcelles

540

428

72

40

Un équivalent de 40 logements sont considérés comme logements reconstruits alors qu’il s’agit de construire une résidence de personnes âgées à la place des logements sociaux familiaux démolis

Villiers le Bel

419

374

30

15

acquisition à la ville et démolition de 15 logements ayant des loyers sociaux

 

 

 

 

 

 

 

3438

2799

460

179

Il y a donc un déficit global de reconstructions 179 logements sociaux

(59 logements sociaux familiaux non reconstruits auxquelles s'ajoutent les 120 logements des enseignants existants à Argenteuil et comptés dans les logements dits "reconstruits")

             

Vous pouvez consulter ces conventions sur le site de l’ANRU : http://www.anru.fr/-Ile-de-France-.html

Quelques commentaires sur ces chiffres :

 

Non seulement il y a beaucoup à dire sur la pertinence des démolitions, le manque de consultations des locataires concernés, la volonté d’épuration sociale de certains Maires, mais le déroulement des conventions ANRU aggrave la pénurie de logements sociaux sur le val d’Oise….

 

Aggravation de la pénurie de logements sociaux familiaux puisque contrairement à ce qui est affiché le slogan « 1 logement démoli = 1 logement construit » n’est pas respecté. Sur le département cela représente une suppression de 179 logements sociaux familiaux. Parmi ces logements il y a, entre autre, 120 logements d’enseignants existants qui vont être réhabilités sur Argenteuil, 40 équivalents logements familiaux qui vont être remplacés par une résidence de personnes âgées à Sarcelles…

 

13% des logements démolis (460) ne seront pas reconstruits sur la ville concernée mais sur d’autres villes du département (dont on ne sait même pas où) alors que toutes les enquêtes faites auprès des locataires des quartiers concernés indiquent que la très grande majorité des locataires dont on démolit le logement ne souhaite pas quitter leur quartier, ni leur ville. Par ailleurs cela engendrerait du fait de l’éloignement de leur lieu de travail, des frais de transport supplémentaires. Par ailleurs ces logements financés par l’ANRU ne vont donc pas bénéficier aux locataires concernés par les démolitions car qu’aucun Maire ne souhaite accueillir la population des quartiers dont on démolit les logements sur d’autres villes préférant, privilégier les demandeurs de logements de leur propre ville.

Cette aggravation de la pénurie de logement est particulièrement importante sur l’Est du département (Sarcelles – Garges – Villiers le Bel – Gonesse – Goussainville) puisque ce sont 368 logements (soit 19% des logements démolis) qui devraient être reconstruits nous ne savons pas où sur d’autres villes du Val d’Oise.

 

Le relogement aboutit à de fortes augmentations des loyers

Par exemple sur une Tour à Argenteuil de 60 logements il a été constaté que les locataires ont du subir une augmentation de 24% du prix du m² dans les logements qui leur ont été proposés.

 

Grands logements démolis – petits logements reconstruits

Dans les conventions il n’est même pas indiqué les types de logements reconstruits en revanche il est constaté qu’il est démoli de grands logements et il est reconstruit de petits logements.

 

Grand décalage entre les démolitions et les reconstructions. Il est constaté qu’il faut plusieurs années pour reloger les locataires qui doivent vivre dans des quartiers laissés à l’abandon par les municipalités, les bailleurs pendant tout ce temps puisqu’ils doivent être démolis. Les reconstructions tardent à venir, c’est ainsi que sur Sarcelles, Argenteuil,…… plusieurs centaines de logements ont été vidés, démolis alors qu’il n’y a pas un seul logement neuf qui a été loué. Cela aggrave encore davantage le déficit de logement sur notre département.

 

En guise de conclusion

Le renouvellement urbain tel qu’il est conçu par des démolitions massives de logements sociaux en cette période alors qu’il y a plus de 30 000 demandeurs sociaux est un véritable gaspillage humain et financier au détriment des familles modestes. La rénovation urbaine pourrait très bien se faire sans de démolitions massives mais en plaçant les besoins des locataires au centre des décisions.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 23:00

Communiqué : Congrès Fédération CNL 95

 

Quelle politique pour le logement social ?

 

La situation est alarmante, 30 000 demandeurs de logement dans le Val d’Oise. Ce constat est fait par tout le monde, la CNL veut agir.

 

Elle réunit en congrès, samedi 4 avril à Bessancourt,  des militants de tout le département  qui vont débattre et réfléchir  aux actions à mener. En s’appuyant sur l’expérience de ses amicales, la CNL 95 veut mobiliser  tous les locataires et les mal logés afin d’imposer le logement social comme une priorité nationale.

 

         Pour  peser  vraiment sur les pouvoirs publics  il ne faut pas agir isolément par quartier ? par bailleur ? mais fédérer  toute les luttes pour dire non aux augmentations des loyers et des charges, revaloriser les aides à la personne et imposer la construction de logements sociaux à loyer vraiment modéré.

 

Sans construction nouvelle, la loi DALO, les déclarations  contre les expulsions  n’auront pour effet que de désespérer un peu plus les mal logés. Il n’y a pas de logement disponible !

 

Pour vivre dignement les familles ont besoin d’un toit.

 

Le législateur a voté le droit au logement, le législateur doit donner les moyens financiers pour le réaliser.

 

La CNL propose que le 1er lundi d’octobre devienne une journée des droits de l’habitant pour mieux vivre dans son quartier.

 

                                                                     Argenteuil le 3 mars 2009

 

Contacts:   Benoit LEGRAND     06 65 64 43 24

                   Georges FRESNEAU 06 16 80 54 20

 

Congrès  CNL95 Bessancourt complexe sportif MAUBUISSON. 8H30 - 17H30                               

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 00:00

 Censure constitutionnelle de six articles de la loide mobilisation pour le logement :

Réactions de l’Union sociale pour l’habitat


Le Conseil constitutionnel a censuré, mercredi 18 mars, six articles de la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion adoptée le 19 février, dont il avait été saisi par soixante sénateurs et par plus de soixante députés.

L’Union sociale pour l’habitat réagit ici à

 

deux décisions du Conseil qui concernent tout particulièrement les organismes Hlm :


1 - La suppression de l’article 4 de la loi, qui instaurait un prélèvement sur les ressources financières des organismes Hlm au profit de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) :

L'Union sociale pour l’habitat prend acte de la suppression de cet article

 

qui ajoutait un prélèvement de plus aux dispositifs de solidarité entre organismes déjà existants.

Cet article privait,

 

rétroactivement de surcroît, les organismes de moyens financiers essentiels pour leurs investissements au moment où ceux-ci doivent continuer de jouer un rôle fondamental dans la relance économique.


2 - La suppression de la disposition des articles 61 et 64 qui créait un régime différencié de maintien dans les lieux des locataires en fonction de l’historique du logement occupé :

L’Union sociale pour l’habitat approuve cette décision du Conseil constitutionnel qui rétablit l’équité entre les locataires.


Mais elle rappelle qu'

 

elle est fermement opposée à toute mesure de suppression du droit au maintien dans le parc social, qui est la caractéristique essentielle des conditions de logement en Hlm, car d’autres solutions peuvent être mises en oeuvre pour favoriser la mobilité.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 00:00

Le Conseil constitutionnel a invalidé six articles de la loi sur le logement, notamment l’obligation d’installer des détecteurs de fumée dans les habitations.

Le Conseil constitutionnel a annoncé ce mercredi avoir censuré six articles de la loi Boutin sur le logement, notamment l’obligation d’installer des détecteurs de fumée dans les habitations.

Les sages ont censuré tout ou partie de quatre articles cités dans le recours des socialistes du 25 février. Il s’est saisi de lui-même de deux autres dispositions, retoquées en tant que «cavaliers» rajoutés au texte, sans rapport avec son objet principal. Ont ainsi été invalidés: l’obligation d’installer sous cinq ans des détecteurs de fumée dans tous les logements. Tout comme la disposition ayant trait aux communes polynésiennes.

Les sages du Palais royal ont aussi invalidé une disposition créant un prélèvement sur les organismes gestionnaires du logement social à trésorerie excédentaire. Etaient visés les mieux dotés des 800 organismes français de HLM: entre 60 et 70 d’entre eux, disposant de 500 millions d’euros d’excès de trésorerie.

Mais aux yeux des sages, un tel prélèvement nouveau s’assimile à l’impôt. Il doit à ce titre être défini -en taux et en assiette- par la loi et donc par le Parlement. Or le texte de loi renvoyait à un décret en Conseil d’Etat le soin de définir le «potentiel financier» du prélèvement (destiné à abonder la caisse de garantie du logement locatif social).


Autre suppression: l’autorisation du maintien dans leur logement social de locataires à fortes ressources, en fonction d’un critère purement juridique (statut de l’immeuble avant son achat par l’organisme de HLM). «Ce critère est sans rapport avec l’objectif d’attribuer les logements aux plus défavorisés», selon le Conseil constitutionnel.

(Source AFP)

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