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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 18:03

Marcel Carlier, administrateur Cnl (Confédération nationale du logement) d'Ab Habitat, dénonce la gestion du principal bailleur social à Argenteuil et Bezons.

Marcel Carlier, administrateur d'Ab-Habitat, représentant Cnl des locataires.Marcel Carlier, administrateur d’Ab-Habitat, représentant Cnl des locataires. (©La Gazette du Val-d’Oise)

« La gouvernance d'Ab-Habitat suscite de grosses inquiétudes chez les locataires que je représente. » 

Marcel Carlier, administrateur Cnl (Confédération nationale du logement) d’Ab Habitat, le principal bailleur social à Argenteuil et Bezons, demande des comptes à Salah Lounici, le directeur général de l’ancien office, devenu une coopérative le 1er janvier 2016, et qui gère 11 480 logements sociaux. 

« Chaises musicales »

« J’ai fait une déclaration devant le conseil d’administration le 9 juin 2020 à laquelle je n’ai pas eu de réponse. »

« Désorganisation des services »

Dans son intervention faite devant les autres administrateurs (ils sont 18 en tout) et s’adressant au directeur général, il critiquait « la désorganisation des services » depuis la prise de fonction du directeur en 2018, évoquant un « jeu de chaises musicales » ayant conduit à « des mutations internes de personnels, qui étaient auparavant performants dans leurs fonctions et ne le sont plus dans leurs nouvelles attributions car ils n’y semblent pas à leur place, sans pour autant démériter ».

Des gardiens sans hiérarchie ?

Il estime que les gardiens sont devenus de « véritables électrons libres, sans suivi hiérarchique », dénonce « un manque notoire de coordination entre les services, une agence d’Orgemont sans organe de direction, des fins de non-recevoir aux réclamations des locataires ».

Des locataires réunis au sein de14 amicales et qui font remonter les problèmes : pannes d’ascenseurs, récupération de charges etc., chaque jeudi au bureau fédéral de la Cnl. 

« Le retour de nos amicales est très négatif », affirme Marcel Carlier, qui affirme ne pas avoir de réponses à ses demandes sur les aspects techniques de la gestion (taux de récupérabilité des charges gardiens, tableaux liés à la taxe foncière).

Avant de conclure sur sa « vive inquiétude quant au devenir d’Ab Habitat ».

« La résidence Bretagne est restée deux mois sans ascenseur, poursuit Marcel Carlier, qui s’est entretenu de ces sujets avec le président d’Ab Habitat, Dominique Lesparre (sollicité, ce dernier n’a pas donné suite), au sujet de ces « dysfonctionnements ». 

« Le conseil d’administration reste muet, regrette Marcel Carlier. Nous, on est là pour la défense des locataires ».

Salah Lounici balaye les critiques

Contacté, le directeur général d’Ab Habitat, Salah Lounici, conteste tout souci de gouvernance et rappelle que celle-ci relève « des membres du conseil d’administration. Moi-même, je ne suis pas salarié comme cela l’était auparavant (Ndlr, du temps de l’office) mais mandataire social. C’est-à-dire que j’ai une responsabilité pénale pour tous les actes de la gestion courante ».

Campagne électorale

Il rappelle à Marcel Carlier que ce dernier est soumis en tant qu’administrateur à « un devoir de réserve » et estime que ces attaques sont liées à une « campagne électorale » interne (Ndlr, élection des représentants des locataires).

Salah Lounici affirme avoir pris sur les sujets évoqués par Marcel Carlier « des engagements forts » auprès des directeurs(trices) d’agence et des amicales de locataires. « J’ai demandé à M. Carlier de ne plus interpeller directement et embêter les colla- borateurs. »

« Nous n’avons pas à rougir de la qualité de service »

« Par rapport aux 39 autres bailleurs, nous n’avons pas à rougir de notre qualité de service », insiste Salah Lounici, qui évoque une réorganisation du système de gardiens. « Nous avions 4 gardiens superviseurs qui ont été supprimés. On est en train d’en créer 12 pour remettre de l’encadrement. »

« Que les choses n’aillent pas assez vite, oui peut-être, tout est perfectible »

Il rappelle qu’il n’est là que depuis trois ans. « Que les choses n’aillent pas assez vite, oui peut-être, tout est perfectible, mais je ne partage pas ses propos. Par ailleurs, mes prises de position peuvent gêner. J’assume les décisions prises concernant les expulsions ».

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