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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 00:00

Déclaration de la Cgt du jeudi 19 février 2009 : Pour être vraiment entendus, amplifions la mobilisation

Au lendemain du sommet social du 18 février, la CGT reste plus que jamais convaincue de la nécessité de réussir une nouvelle mobilisation nationale interprofessionnelle unitaire de très grande ampleur le 19 mars prochain.


La réunion s’est ouverte dans un climat tendu du fait de la gravité de la situation en Guadeloupe. Appuyée par toutes les confédérations syndicales, la CGT a exigé que gouvernement et patronat assument leurs responsabilités et répondent sans tarder aux revendications exprimées fortement et démocratiquement depuis plus d’un mois.


Si la force de la mobilisation du 29 janvier a contraint le Président de la République à de premières annonces sociales, elle n’a pas encore permis d’obtenir l’inflexion demandée sur les politiques d’emploi, de salaires, de contrôle des aides publiques et de justice sociale indispensables pour sortir de la crise.


Le Président de la République persiste dans un discours d’autosatisfaction sur sa politique économique et sociale et refuse toute idée de remise à plat ou même de modification de ses choix économiques et sociaux. A partir de là, pressé par l’importance des mobilisations, il distille un certain nombre de mesures temporaires, émiettées et de faible portée qui relèvent plus d’un faible accompagnement social de la crise que d’une politique permettant de la surmonter.
- L’amélioration de l’indemnisation du chômage partiel est renvoyée à des conventions qui devront être négociées au niveau des branches ou des entreprises.
- Une prime de 500 euros sera versée aux nouveaux demandeurs d’emplois entrant au 1er avril ou au 1er mai et ayant travaillé entre 2 et 4 mois dans les 28 derniers mois. Elle ne sera versée qu’une seule fois ! Les jeunes de moins de 25 ans n’ayant jamais travaillé restent exclus de toute allocation ou indemnisation.
- La suppression de 30 000 emplois dans la fonction publique en 2009 est confirmée interdisant l’embauche de milliers de jeunes dans de vrais emplois utiles à la population.
- La suppression des deux derniers tiers provisionnels 2009 pour certains ménages, annoncée le 5 février est confirmée. Cela représente une moyenne de 200 euros pour les ménages concernés mais risque d’être plus que compensé par l’augmentation ou la création de taxes ou impôts indirects destinés à contrebalancer les 8 milliards d’euros d’exonérations annuelles de taxe professionnelle pour les entreprises.


Le Président de la République a aussi annoncé la création d’un « fonds d’investissement social » destiné à la mise en œuvre des dispositifs de formation et d’indemnisation annoncés. Mais les sources de financement de ce fonds restent floues tant du côté gouvernemental que patronal. Si, sur chaque sujet les débats ont été vifs, le Président de la République défendant pied à pied sa politique, ils l’ont été doublement sur la question décisive d’un nouveau partage des richesses. Face à l’indignation de l’opinion publique, le Président de la République ne peut plus nier la nécessité d’un autre partage des profits. Mais il en renvoie l’examen à une commission. Dans le même temps, il refuse toute mesure favorable aux salaires, telle que le conditionnement de toutes les aides publiques et allègements de cotisations sociales à la signature d’accords salariaux dans les entreprises, réclamé par toutes les organisations syndicales.


C’est pourtant plus que n’en peut supporter la Présidente du Medef qui voit dans le débat sur le partage des profits « une atteinte au droit de propriété des entreprises ». Une information consultation des CE est annoncée sur les aides publiques aux entreprises. C’est un début de réponse à l’indignation que suscitent les transferts massifs et sans contrôle d’argent public vers les entreprises. Il faut agir encore pour obtenir un véritable droit de veto des CE réclamé par la CGT.

A l’évidence, les nouvelles mesures dites « sociales » sont à mettre à l’actif de la puissante mobilisation du 29 janvier. Elles sont néanmoins d’un faible volume et n’auront pratiquement que peu d’impact pour favoriser une relance économique et une plus grande justice sociale.


La rencontre unitaire du lundi 23 février devra par conséquent préciser les modalités de la prochaine mobilisation du 19 mars sur laquelle s’est engagé l’ensemble des organisations syndicales.


Montreuil, le 19 février 2009

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 00:00

COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA FONCTION PUBLIQUE


Nos organisations syndicales se retrouvent pleinement dans la déclaration commune interprofessionnelle du 9 février 2009 au soir. Après l’intervention du Président de la République, elles constatent également « que les réponses apportées restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier 2009 ».


S’agissant plus précisément de la Fonction Publique, aucune des revendications des personnels n’a été prise en compte. Au contraire le Président de la République a cherché à opposer public et privé.


Nos organisations s’inscrivent résolument dans la décision d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle pour le 19 mars prochain. Dans la perspective de la rencontre du 18 février 2009 et du nouveau rendez-vous unitaire du 23 février 2009, elles appellent d’ores et déjà les syndicats et les personnels à préparer cette journée de mobilisation, y compris par la grève et les manifestations, comme modalités d’actions.


Pour le champ de la Fonction Publique, elles s’adressent ce jour au Gouvernement pour exiger l’ouverture immédiate de négociations sur :

- L’arrêt de la politique aveugle de suppressions d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009

l’augmentation significative de la valeur du point et la réévaluation de l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des agents, 
-  le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels, et qui se traduisent notamment par des délocalisations et des fermetures massives de services de proximité, et l’aggravation des conditions de travail,

- les moyens nécessaires à la pérennisation du financement des missions publiques en lieu et place de l’actuelle politique d’austérité imposée aux services de l’Etat, aux collectivités locales et aux établissements hospitaliers.


Face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), elles rappellent leur détermination pour le développement de services publics de qualité, dotés de tous les moyens nécessaires pour répondre encore mieux aux besoins sociaux et de solidarité.


Dans le même état d’esprit que celui exprimé par l’intersyndicale interprofessionnelle, les Organisations Syndicales de la Fonction Publique appellent à poursuivre et développer les mobilisations dans les différents secteurs. Elles apportent leur soutien aux revendications des organisations syndicales de la Fonction Publique dans les DOM.


Le 11 février 2009

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 00:00

Communiqué commun des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA. cliquez sur le lien: link

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 21:44
La mobilisation unitaire organisée à l’initiative de tous les syndicats de salariés ce 29 janvier s’est traduite par une très large participation aux grèves dans de nombreux secteurs professionnels, par des manifestations d’une rare ampleur.

C’est un démenti cinglant aux « fossoyeurs » du syndicalisme.

Plusieurs millions de salariés du privé et du public, chômeurs, précaires, retraités, étudiants, lycéens ont conjugué leurs forces en masse pour exiger des réponses à leurs revendications. Touchés durement par une crise économique et financière dont ils ne sont en rien responsables, ils refusent d’en être les premières victimes. Ce n’est pas la peur, l’angoisse ou le désarroi qui expliquent cet événement social, exceptionnel à plusieurs titres.

Sans réponse à la hauteur des besoins, le dynamisme et la forte tonalité revendicative qui se sont exprimés ne disparaîtront pas.

C’est une mobilisation puissante par la grande diversité des participants (grandes entreprises, PME, salariés non syndiqués…), l’engagement de nombreuses associations, parfois la présence de professions libérales, de commerçants et même de quelques petits patrons !

La CGT recense, pour les 195 manifestations, 2,5 millions de participants (à cet égard, les chiffres officiels relèvent d’une mascarade).

 

 

Le Président de la République, le patronat doivent entendre les revendications portées aujourd’hui, réagir et ouvrir les espaces de négociations permettant de traiter les questions relatives aux aides publiques aux entreprises, à l’emploi, aux salaires et aux retraites, au service public, à la protection sociale …, l’ensemble des sujets contenus dans la plateforme unitaire des syndicats de salariés.

Lors de la réunion intersyndicale du 2 février, la CGT proposera de nouvelles initiatives pour consolider le rapport de forces et l’unité.

 

 

La CGT appelle l’ensemble des salariés et ses organisations à prendre appui sur la puissance exceptionnelle de la journée d’aujourd’hui pour déployer, sans attendre, de nouvelles mobilisations dans les entreprises et les localités.

Dans ce contexte, où c’est bien le rapport de forces qui va être déterminant, la CGT invite les salariés à amplifier leur engagement en décidant de se syndiquer à la CGT.

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:34

 


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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 01:00
 
 
  69% des Français déclarent «soutenir» ou «avoir de la sympathie» pour la journée de manifestations et de grèves prévue le 29 janvier prochain.
C'est ce que révèle une enquête exclusive réalisée par l'institut CSA-Opinion pour le Parisien et Aujourd'hui en France*, à paraître demain dimanche.

Dans le public comme dans le privé, huit organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires) appellent jà de nombreux arrêts de travail pour exiger notamment «des mesures urgentes en faveur de l'emploi, des rémunérations» ainsi qu'une «politique de relance économique».

«C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qu'un mouvement social recueille une telle adhésion auprès de l'opion publique», souligne Stéphane Rozès, directeur général de CSA-Opinion, «hormis le mouvement des jeunes en avril 2008».

Parmi les 69% de personnes favorables à cette journée, 91% sont des sympathisants de gauche, 41% de droite. 17% des Français se disent indifférents à l'égard de ce mouvement qui devrait notamment toucher les transports, l'éducation, la Poste. Et 12% se déclarent «opposés» ou «hostiles» (dont 1% de sympathisants de gauche et 38% de droite).

Sondage exclusif le Parisien - Aujourd'hui en France réalisé par téléphone les 21 et 22 janvier 2009 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 1007 personnes agées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 00:00

Les huit grandes centrales syndicales ont signé une déclaration commune en vue de la journée de mobilisation du 29 janvier prochain. La CNL soutient entièrement  leurs revendications et appelle à participer aux initiatives prévues.

 

 

La CNL s’inscrit dans ce mouvement social de revendications car l’emploi, l’amélioration du pouvoir d’achat, le maintien et l’accès et à un logement sont au cœur des préoccupations des habitants et des consommateurs.

 

Comme les syndicats, la CNL demande que des dispositions urgentes soient prises pour faire face aux difficultés croissantes des ménages, surtout les plus modestes.

Pour la CNL, il est donc crucial que le projet de loi Boutin soit retiré et, qu’à la place, une politique de développement du logement social à la hauteur de l’urgence soit rapidement mise en oeuvre. Pour répondre aux besoins des ménages, il est primordial que les loyers soient gelés et que les aides personnelles soient revalorisées de manière significative. Il faut aussi mettre un terme au « braquage » du 1% par l’Etat car c’est un dispositif essentiel de financement du logement social ; il doit retrouver la plénitude de ses moyens et de sa gestion par les partenaires sociaux.

 

Face à une politique du logement et à une politique économique qui ne répondent en rien à la hausse de la précarité et des inégalités, un fort rassemblement est plus que jamais nécessaire.

Le 29 janvier, il est impératif de mettre le gouvernement sous pression. La CNL appelle donc ses organisations, les habitants et les consommateurs à participer activement aux initiatives organisées sur tout le territoire par les organisations syndicales.

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 00:02

Les salariés

et les usagers ne sont pas responsables de la crise…

ils n’ont pas à en subir les conséquences !

Cela suffit !
Le 29 Janvier
mobilisation unitaire

la suite en cliquant sur le lien ci après: link


lien vidéo sur le site de la CGT: link

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