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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 12:47

Domont "hors la loi" 18,75% de logements sociaux

DANIEL PESTEL | Publié le 12.01.2013, 07h00

 Domont, avenue Jean-Jaurès, hier matin. C’est sur ce parking du Leader Price que le corps a été découvert. Le sexagénaire s’était installé dans le renfoncement de la sortie de secours du magasin.

Domont, avenue Jean-Jaurès, hier matin. C’est sur ce parking du Leader Price que le corps a été découvert. Le sexagénaire s’était installé dans le renfoncement de la sortie de secours du magasin. | (LP/D.P.)                                           

                                                                       

C’est la triste fin d’un homme qui avait élu domicile dans la rue. Hier, à 7 heures, Jean-Marie, 61 ans, a été retrouvé par le directeur du Leader Price de l’avenue Jean-Jaurès, à Domont. Le commerçant arrivait à son travail. « Il était prostré, inanimé, le visage tout bleu, des débris de verre et des déchets un peu partout autour de lui, raconte-t-il, encore sous le choc. Je le connaissais bien, c’était un client. Parfois, je lui donnais même à manger. Il était installé dans le renfoncement de la sortie de secours du magasin, où il avait pris l’habitude de dormir, enroulé dans des couvertures. » Une autopsie a été demandée pour préciser les circonstances et les causes du décès de ce sans-domicile-fixe bien connu du quartier. L’enquête a été confiée aux gendarmes de Domont.

Le sexagénaire errait dans le centre de la ville depuis plus de deux ans. « J’ai encore discuté avec lui hier (NDLR : jeudi), rapporte un responsable de rayon du Leader Price. Il n’était pas comme d’habitude, je ne l’ai pas trouvé très en forme. » « Je suis au bout du rouleau », avait-il même confié en début de semaine à un employé du magasin.

Autrefois marié et père de famille, Jean-Marie, anciennement artisan boulanger, a été l’un des commerçants en vue de la commune voisine de Montmorency. Sa boutique trônait place Roger-Levanneur, en plein centre. « J’ai été son apprenti pendant deux ans, à la fin des années 1980, quand il était gérant de la boulangerie, puis je suis revenu pour lui succéder dix ans plus tard, en 1998, se souvient Eric Lambert, toujours en place. Il passait encore me voir régulièrement il y a quelques années… »

Selon plusieurs témoignages de personnes qui l’ont côtoyé, son penchant pour l’alcool semble avoir contribué à le mettre dans la rue.


Le Parisien

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