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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 07:08

solidarité et mobilisation notre drogue

Un apéro pour chasser les dealeurs

P. Co. | 6 sept. 2014, 07h00
 
Bezons, hier. Une cinquantaine d’habitants se sont réunis pour exprimer leur ras-le-bol des dealeurs qui gangrènent leur quartier. (LP/P.Co.)

Sur une table, des jus de fruits et une bouteille de vin. Gâteaux secs et quiches lorraines sont également de sortie. A Bezons, au pied des tours du Colombier, hier soir, on se croyait presque un soir de Fête des voisins. Sauf que si cette cinquantaine d'habitants s'est réunie, c'est pour une raison bien précise : exprimer leur ras-le-bol des dealeurs, dans un quartier gangrené par le trafic de drogue. Des apéros antidealeurs presque devenus des rituels, fixés tous les deuxièmes vendredis de chaque mois (avancé ce mois-ci pour cause de Fête de l'Huma).

C'est le bâtiment Ferrer, en face du restaurant Leon de Bruxelles qui a été choisi pour ce quatrième apéro. « Ils se déplacent, on les suit, c'est le jeu du chat et de la souris, explique une habitante. On veut leur montrer qu'on continuera à les traquer jusqu'à ce qu'ils s'en aillent ». « La mobilisation semble porter ses fruits, se félicite Dominique Lesparre, maire de Bezons, présent avec une partie de son équipe municipale. On estime que le chiffre d'affaires de ce trafic au Colombier était de 13 000 € par jour il y a encore un an. Aujourd'hui, il serait passé à moins de 3 000 € ».

Car au quotidien, vivre au Colombier, c'est vivre au milieu des dealeurs. « On sent leurs regards, ils urinent dans nos cages d'escalier, jettent leurs mégots devant nos fenêtres, raconte une autre habitante du quartier. Ils vont même jusqu'à nous demander ce qu'on va faire quand on rentre chez nous. » « C'est usant, soupire une jeune maman. On vient des mêmes classes sociales qu'eux mais ils n'en ont rien à faire de nos problèmes. »

Les prix de l' pâtissent également de cet environnement. « Une voisine a fait estimer son F 3. Il y a trois ans, il valait 220 000 €. Aujourd'hui, elle ne pourrait pas le vendre plus de 180 000 € », déplore une résidante. A quelques centaines de mètres, devant le bureau de poste, les jeunes sont là, qui guettent. Objectif pour les semaines qui viennent : ne rien lâcher. « On va continuer à les embêter, assure une habitante. On a pensé à mettre de la musique très fort, des chants de Noël de , ça devrait les faire partir non ? ».

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Published by CGT Office Public AB-Habitat - dans Actualités logement
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