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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:58

Voir en images : 10-Mars-Non-Expulsions 10-Mars-Non-Expulsions

 

 

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Manifestation à Paris contre les expulsions de locataires

Plus d'un millier de personnes - 1.200 selon la police, 4.000 selon les organisateurs - ont manifesté samedi à Paris pour dénoncer la prochaine reprise, le 15 mars, des expulsions locatives, a constaté une journaliste de l'AFP.

La trêve hivernale, au cours de laquelle les expulsions de locataires qui ne peuvent plus payer leur loyer sont interdites, court du 1er novembre au 15 mars.

 

 

"A l'approche de la fin de la trêve hivernale, nous demandons l'arrêt des expulsions sans relogement, l'application de la loi de réquisition de logements vacants, et de la loi Dalo (droit au logement opposable)", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'association Droit au Logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud. "Ce sont des mesures d'urgence que peut encore prendre le gouvernement actuel", a-t-il insisté.

 

 

Selon lui, des manifestations similaires ont eu lieu dans 27 autres villes.

 

"Plus de 100.000 familles sont potentiellement expulsables, mais nous ferons tout pour nous opposer à ces expulsions, même physiquement s'il le faut", a déclaré de son côté Serge Incerti-Formentini, président de la Confédération nationale du Logement.

 

 

A l'appel de la Plate-forme logement des mouvements sociaux, les manifestants ont marché de la Bastille à la place du Palais Royal, derrière une banderole "Non aux expulsions, un toit c'est un droit".

 

 

Plusieurs élus de gauche (NPA, Front de gauche, EELV, PCF) participaient à cette mobilisation d'associations (DAL, Jeudi Noir, Mrap, Comité action logement, Confédération nationale du Logement, etc.) et de syndicats (CGT, FSU, Solidaires, Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France).

 

Les manifestants réclamaient également la production de plus de logements sociaux, des sanctions accentuées pour les maires qui refusent de construire du logement social, et un encadrement des loyers.

 

 

Odile Barral, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, a également rappelé que les magistrats étaient "bien placés pour voir la précarisation de la société. On voit de plus en plus d'expulsions de familles sans proposition de relogement".

 

 

Les expulsions locatives effectives par la force publique ont augmenté de 10,1% en 2010, à 11.670 contre 10.597 l'année précédente, selon les calculs de l'AFP à partir des chiffres communiqués fin 2011 par le ministère de l'Intérieur.

 

 

 AFP

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