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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 21:17

PAULINE CONRADSSON AVEC D.P | Publié le 06.09.2012, 07h00

 

Deux des endroits retenus. L’ancienne base aérienne de Taverny (à gauche) et la ZAC Bossut à Pontoise, dont on voit ici une maquette. Sur ce dernier site, les terrains ont été cédés depuis 2006. | (LP/Arnaud Baur et DR.)

Vraie mesure sociale ou pétard mouillé? Le ministère de l’Egalité des territoires et du Logement a publié hier la liste des 930 terrains mis à disposition des communes par l’Etat pour la construction de logements sociaux. Dans le Val-d’Oise, ils sont 34, répartis dans 23 communes (lire encadré). Mais pour les maires concernés, l’effet de surprise est limité.

En effet, la plupart des sites retenus font déjà l’objet de projets, pour certains déjà bien avancés. Pire encore, certains terrains ont déjà été cédés il y a plusieurs années. Exemple : celui de la caserne Bossut, à Pontoise, acheté par l’agglomération de Cergy-Pontoise en… 2006.

A Bessancourt, un permis de construire doit être signé début octobre pour un terrain qui figure pourtant sur la liste. « Le
gouvernement surfe sur des projets qui existent déjà, soupire Jean-Christophe Poulet, maire de Bessancourt pourtant étiqueté Europe écologie-les Verts. Ça ne va pas engendrer de nouveaux logements car tout est déjà calé. C’est dommage que nous n’ayons pas été concertés. Il y avait d’autres terrains à débloquer. »

La base aérienne de Taverny reconvertie


« Cette annonce, c’est pipeau et consorts, s’emporte Sébastien Meurant, maire UMP de Saint-Leu-la-Forêt, mauvais élève du logement social avec seulement 12% de HLM pour 15000 habitants. Il faut arrêter la démagogie. L’Etat découvre maintenant qu’il a des terrains. Mais la plupart sont des délaissés d’autoroute ou des projets d’urbanisme qui datent des années 1960. Pour faire du logement social, encore faut-il que les communes aient du foncier! Et quand on crée du logement, il faut aussi avoir les écoles, les crèches, les transports qui vont avec. » Mais la mesure a aussi ses défenseurs. « C’est une excellente idée, se félicite Maurice Boscavert, maire divers gauche de Taverny. J’ai actuellement 700 dossiers de familles en attente et le délai moyen d’attribution est de trente-six mois. Il y a un vrai besoin de logements sociaux. » Parmi la liste publiée, c’est probablement l’une des seules véritables annonces. L’ancienne base aérienne de Taverny libérée l’été dernier par l’armée de l’air verra ses terrains reconvertis pour accueillir des logements sociaux. Mais il s’agit aussi d’un vœu formulé depuis plusieurs années par Maurice Boscavert.

« Cette mesure, c’est un grand pas en avant, indique le maire communiste de Bezons, Dominique Lesparre. Cécile Duflot, la ministre, peut compter sur moi. Je suis prêt à aller bousculer les élus réticents sur la mesure s’il le faut. » Bezons fait figure de premier de la classe avec 38% de logements sociaux. Le maire n’exclut pas, avec le collectif qui dans sa ville lutte contre la crise du logement, de reprendre son bâton de pèlerin. Voici moins d’une semaine, Dominique Lesparre a reçu un courrier de la ministre du Logement, lui demandant de se mettre à la disposition du préfet du Val-d’Oise, Pierre-Henry Maccioni, concernant la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain).

Le Parisien

Les 23 villes concernées

Publié le 06.09.2012, 07h00

 

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Ableiges, Argenteuil (4 sites dont un vers la gare de Triage et la ZAC Volembert); Belloy-en-France-Saint-Martin-du-Tertre gare; Bessancourt (ZAC des Meuniers et avenue de la Gare); Boissy-l’Aillerie (gare); Bray-et-Lû; Cormeilles-en-Parisis; Ecouen-Ezanville (gare); Ermont (avenue de Plaisance); Franconville (Pommiers-Saulniers); Herblay (au Lieu-dit Fond-de-la-Vallée de Cergy); Le Plessis-Bouchard (La plaine de Boissy); Louvres (Gare); Mériel (Rue Théodore-Rousseau); Méry-sur-Oise (Rue Marcel-Cachin); Nointel (Gare); Persan-Beaumont (2 sites à la gare); Pierrelaye; Pontoise (ZAC Bossut et place de la gare); Saint-Leu-la-Forêt; Sarcelles-Saint-Brice (gare); Saint-Ouen-l’Aumône (3 sites dont l’avenue de Verdun, et la gare d’Epluches); Taverny (ancienne base aérienne 921).

Le Parisien

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