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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 23:00

ANRU Val d'Oise

Premier bilan des conventions signées 2005 – 2008

Des rénovations qui se font au détriment des habitants

et aggravent la crise du logement

 

 

 

 

 

 

 

Villes

Nbre de logements sociaux familiaux démolis

Nbre de logements sociaux familiaux reconstruits sur la ville

Nbre de logements sociaux familiaux reconstruits en dehors de la ville

Nbre de logements sociaux familiaux qui ne seront pas reconstruits

Observations sur les logements sociaux familiaux qui ne sont pas reconstruits. Ce qui réduit l’offre de logements sociaux sur notre département alors qu’il y a plus de 30000 demandeurs de logements.

Argenteuil

466

254

92

120

Dans la convention sont considérés comme logements « reconstruits » 120 logements qui sont des logements d'enseignants existants qui vont être réhabilités

Bezons

173

173

 

 

 

Cergy

462

462

 

 

 

Deuil

253

253

 

 

 

Fosses

101

100

 

1

 

Garges

538

380

158

 

 

Gonesse

334

268

63

3

 

Goussainville

152

107

45

 

 

Sarcelles

540

428

72

40

Un équivalent de 40 logements sont considérés comme logements reconstruits alors qu’il s’agit de construire une résidence de personnes âgées à la place des logements sociaux familiaux démolis

Villiers le Bel

419

374

30

15

acquisition à la ville et démolition de 15 logements ayant des loyers sociaux

 

 

 

 

 

 

 

3438

2799

460

179

Il y a donc un déficit global de reconstructions 179 logements sociaux

(59 logements sociaux familiaux non reconstruits auxquelles s'ajoutent les 120 logements des enseignants existants à Argenteuil et comptés dans les logements dits "reconstruits")

             

Vous pouvez consulter ces conventions sur le site de l’ANRU : http://www.anru.fr/-Ile-de-France-.html

Quelques commentaires sur ces chiffres :

 

Non seulement il y a beaucoup à dire sur la pertinence des démolitions, le manque de consultations des locataires concernés, la volonté d’épuration sociale de certains Maires, mais le déroulement des conventions ANRU aggrave la pénurie de logements sociaux sur le val d’Oise….

 

Aggravation de la pénurie de logements sociaux familiaux puisque contrairement à ce qui est affiché le slogan « 1 logement démoli = 1 logement construit » n’est pas respecté. Sur le département cela représente une suppression de 179 logements sociaux familiaux. Parmi ces logements il y a, entre autre, 120 logements d’enseignants existants qui vont être réhabilités sur Argenteuil, 40 équivalents logements familiaux qui vont être remplacés par une résidence de personnes âgées à Sarcelles…

 

13% des logements démolis (460) ne seront pas reconstruits sur la ville concernée mais sur d’autres villes du département (dont on ne sait même pas où) alors que toutes les enquêtes faites auprès des locataires des quartiers concernés indiquent que la très grande majorité des locataires dont on démolit le logement ne souhaite pas quitter leur quartier, ni leur ville. Par ailleurs cela engendrerait du fait de l’éloignement de leur lieu de travail, des frais de transport supplémentaires. Par ailleurs ces logements financés par l’ANRU ne vont donc pas bénéficier aux locataires concernés par les démolitions car qu’aucun Maire ne souhaite accueillir la population des quartiers dont on démolit les logements sur d’autres villes préférant, privilégier les demandeurs de logements de leur propre ville.

Cette aggravation de la pénurie de logement est particulièrement importante sur l’Est du département (Sarcelles – Garges – Villiers le Bel – Gonesse – Goussainville) puisque ce sont 368 logements (soit 19% des logements démolis) qui devraient être reconstruits nous ne savons pas où sur d’autres villes du Val d’Oise.

 

Le relogement aboutit à de fortes augmentations des loyers

Par exemple sur une Tour à Argenteuil de 60 logements il a été constaté que les locataires ont du subir une augmentation de 24% du prix du m² dans les logements qui leur ont été proposés.

 

Grands logements démolis – petits logements reconstruits

Dans les conventions il n’est même pas indiqué les types de logements reconstruits en revanche il est constaté qu’il est démoli de grands logements et il est reconstruit de petits logements.

 

Grand décalage entre les démolitions et les reconstructions. Il est constaté qu’il faut plusieurs années pour reloger les locataires qui doivent vivre dans des quartiers laissés à l’abandon par les municipalités, les bailleurs pendant tout ce temps puisqu’ils doivent être démolis. Les reconstructions tardent à venir, c’est ainsi que sur Sarcelles, Argenteuil,…… plusieurs centaines de logements ont été vidés, démolis alors qu’il n’y a pas un seul logement neuf qui a été loué. Cela aggrave encore davantage le déficit de logement sur notre département.

 

En guise de conclusion

Le renouvellement urbain tel qu’il est conçu par des démolitions massives de logements sociaux en cette période alors qu’il y a plus de 30 000 demandeurs sociaux est un véritable gaspillage humain et financier au détriment des familles modestes. La rénovation urbaine pourrait très bien se faire sans de démolitions massives mais en plaçant les besoins des locataires au centre des décisions.

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