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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 00:00

 (Fondation Abbé Pierre)

  • 03/02/2009-[00:01] - AFP

    PARIS, 3 fév 2009 (AFP) - La Fondation Abbé Pierre exprime la crainte, dans son rapport 2009 publié mardi, que l'actuelle crise immobilière, qui s'accompagne d'un ralentissement de la construction, n'aggrave une crise du logement déjà conséquente.

    La crise immobilière va avoir de lourdes conséquences sur la résorption du déficit de logements, avertit la Fondation pour qui ce déficit risque de passer de 800.000 à 900.000 logements à la fin de 2009. Elle critique vigoureusement les mesures prises en décembre par le président Sarkozy dans le cadre du plan de relance : un programme de construction de 70.000 logements supplémentaires sur 2009-2010 qui s'ajoute aux 30.000 logements que les organismes HLM doivent racheter à des promoteurs privés. Faisant valoir que ces 100.000 logements supplémentaires comporteront moins de 50% de véritables logements sociaux, la Fondation dénonce "le développement d'une offre totalement décalée par rapport à une demande sociale qui elle-même continue à se fragiliser".

  • La part des dépenses engagées par la collectivité publique en faveur du logement (1,79 % du PIB en 2008) est en recul, connaissant son niveau le plus bas depuis 30 ans, un recul essentiellement imputable à la diminution de la contribution de l'Etat, passée de 1,36% du PIB en 2000 à 1,1% en 2008, souligne par ailleurs la Fondation dans son "tableau de bord" du suivi des politiques du logement. Dans son rapport, la Fondation s'attaque par ailleurs à plusieurs thématiques comme les "territoires d'exclusion", le droit au logement opposable (Dalo) et le logement des personnes âgées. De ce point de vue, l'étude souligne qu'aujourd'hui 600.000 personnes âgées vivent avec une allocation de solidarité de 628 euros qui les situent sous le seuil de pauvreté. Après une "parenthèse heureuse", le recul de la pauvreté des plus de 65 ans, enregistré sur la période récente, est aujourd'hui terminé, indique le rapport.

  • La Fondation dénonce également la relégation des 4,6 millions de personnes vivant dans les 750 quartiers définis comme ZUS (zone urbaine sensible). Elle pointe ainsi le "blocage de la mobilité résidentielle" et la "spécialisation" des 750 ZUS dans l'accueil des immigrés (18% contre 7,5% pour l'ensemble de la population) et des ménages pauvres (27% soit 3 fois plus que dans le reste de l'espace urbain).

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