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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 18:33
>Île-de-France & Oise>Val-d'Oise|Marjorie Lenhardt|04 juin 2018, 15h26|MAJ : 04 juin 2018, 16h18|0
Bezons, ce lundi 4 juin 2018. Des salariés de l’entreprise Zebra font grève pour soutenir les six salariés convoqués à un entretien préalable à un licenciement pour motif économique. LP/Marjorie Lenhardt
 

Les grévistes de l’entreprise Zebra Application ne croient pas au motif économique des licenciements. Le patron évoque,lui, des pertes importantes.

« On n’est contre les licenciements soi-disant économiques, il y a 32 salariés, le patron va renvoyer 20 % des ouvriers, soit six salariés de l’exploitation et aucun chez les cadres ! » Brahim, 36 ans, ouvrier chez Zebra application à Bezons depuis 6 ans, vient de sortir de son entretien préalable à un licenciement.

Ce lundi, une dizaine d’ouvriers de la société, spécialisée dans le marquage au sol et la signalisation sur routes, font grève pour soutenir les six salariés sous le coup d’un licenciement. La direction met en avant des difficultés économiques importantes. Les ouvriers n’en croient rien. Ils pointent notamment un rapport du commissaire aux comptes daté de juin 2016 où il explique qu’il n’a pas été en mesure de « certifier si les comptes annuels étaient réguliers et sincères ».

Des difficultés financières évoquées par le patron

« Le patron ne nous montre pas les bilans d’activités et l’on continue à travailler normalement », remarque Saïdi Abdelali, délégué CGT. Pour les grévistes, ces décisions de renvoi interviennent étonnamment » après les toutes premières élections de représentants syndicaux : « Le patron veut se débarrasser des gens qui ont cherché à pouvoir s’exprimer dans la société et qui ont voulu récupérer leurs heures supplémentaires (une procédure va être déposée aux prud’hommes concernant des heures supplémentaires non payées, NDLR.) », explique un des ouvriers. « Pour moi c’est clair et net, les licenciements c’est parce qu’on a voté pour la CGT », approuve Moussa.

 

« Je ne vise personne en particulier, assure Jean-Christophe Fourlon, PDG de l’entreprise. Nous sommes en difficulté depuis trois ou quatre ans. Nous avons une perte d’1M€ en 2017 et nous en prévoyons une de 2 M€ pour 2018, notre chiffre d’affaires était de 5,6 M€ en 2015 pour 2 M€ de masse salariale, il est de 3,8 M€ aujourd’hui pour la même masse salariale… Nous venons de perdre un marché des routes du département, les prix ont très fortement baissés, je n’ai plus d’autres solutions » justifie le patron.

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