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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 10:40

"Vœu présenté par Lutte ouvrière contre les expulsions locative qui a été adopté par le conseil municipal, moins les voix de la droite et du centre.

 

 

La trêve hivernale, qui empêchait les expulsions de leur logement, des locataires menacés de l'être, vient de se terminer, il y a quelques jours. Des associations, des syndicats ont manifesté, samedi 1er avril, pour protester contre cela.

A Bezons, comme dans la plupart des communes populaires, des familles sont menacées par ces expulsions. C'est une des conséquences de la crise du logement.

D'après le dernier rapport de la fondation Abbé-Pierre, dans le pays, près de 12 millions de personnes ont des salaires insuffisants pour se loger correctement, pour payer le minimum de chauffage ou la taxe d’habitation, condamnées à vivre dans des logements trop petits ou dégradés, se retrouvant sous la menace d’une expulsion. En plus, Il faut ajouter de l’ordre de 4 millions de personnes sans abri, mal logées ou sans logement personnel. Selon la fondation : au total, plus de 15 millions de personnes seraient victimes de la crise du logement, soit une bonne partie des classes populaires.

Pour faire face à ce problème, qui dépasse largement notre ville, et bien sûr, les possibilités de notre ville : il faudrait des mesures radicales.

La construction de logements doit devenir une priorité dans les dépenses de l’État. Il faudrait au moins un million de nouveaux logements par an, sans compter ceux qui devraient être réhabilités chaque année. Et à ce titre, il est insupportable de savoir qu'il y a des travailleurs du bâtiment au chômage, au regard des besoins de logements à construire.

Mais en attendant, parce que se loger devrait être, comme se soigner, un droit élémentaire et pour répondre à l’urgence de la situation, il faut commencer par interdire les expulsions, mettre en place un moratoire sur les dettes des locataires et des petits propriétaires étranglés par les traites.

Le conseil municipal de Bezons, comme celui de biens d'autres communes qui l'ont déjà fait, soucieux de s'associer à tous ceux qui se battent sur cette question du logement, décrète qu'il n'est pas possible, sur le territoire de la commune, d'expulser quelqu'un de son logement sans solution de relogement.

 

Considérant que se loger, comme se soigner est un droit élémentaire.

Considérant que la situation catastrophique provoquée par la pénurie de logements décents dans le pays nécessite des mesures d'urgences pour éviter que personne ne soient condamnés à vivre dans la rue.

Le conseil municipal décide de prolonger la« trêve hivernale » en décrétant que les expulsions locatives sont interdites jusqu'à nouvel ordre sur le territoire de la commune de Bezons et proposera aux communes de l'agglomération des boucles de seine d'imiter cette décision.."

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Published by CGT Office Public AB-Habitat
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