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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 19:21

Agressions, menaces, dégradations, .... STOP

Solidaire pour vivre et travailler dans la tranquillité

Les locataires, les personnels de l’Office tiennent à dénoncer la multiplication des dégradations, des agressions, des menaces,…… sur la Cité Champagne.

Tout d’abord nous tenons à exprimer notre amitié et notre solidarité aux gardiens et locataires qui subissent cette situation

Nous exigeons que la police et la justice agissent avec célérité, rapidité et efficacité.

L’Office ne laisse pas se banaliser les dégradations, les actes de violence, des poursuites pénales et civiles sont engagées et des sanctions, allant jusqu’à l’expulsion, sont prononcées par les tribunaux contre leurs auteurs.

Nous tenons à rappeler notre attachement à la nécessaire présence du Service Public dans les quartiers. Chacun doit pouvoir vivre dans la tranquillité et exercer sa mission en toute sécurité. Les gardiens d’immeuble jouent un rôle prépondérant pour assurer la quiétude à laquelle ont droit tous les locataires dans nos cités.

La C.G.T. appelle les habitants, les salariés à :

  • agir pour mettre un terme à toutes agressions, aux vandalismes, incendies, tag, dégradations,
  • développer un climat d’entraide en participant à la vie associative pour renforcer les liens sociaux de solidarité
  • exiger le renforcement de la présence des Services Publics dans les quartiers afin que chacun puisse vivre dignement et dans la tranquillité.

La C.G.T. invite chacun à agir pour s’attaquer aux causes de la crise et à participer aux initiatives pour une société plus juste et solidaire.

 

 

Rassemblement vendredi 3 Juillet 11H pour vivre dans la tranquillité

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Published by CGT Office Public AB-Habitat
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commentaires

GERMONT 02/07/2015 09:18

Bonjour,

La mainmise des dealers sur la cité Champagne n'est effectivement pas nouvelle elle est plus ou moins visible selon les périodes et tenant compte du niveau de terreur ou d'accalmie que les mafieux décident en fonction de la réaction populaire des habitants. Si les gens parlent trop et réagissent ils mettront le curseur sur l'intimidation, les pressions, les menaces voir les agressions. Si la police est trop présente (ce qui arrive rarement) ils abaisseront le curseur pour permettre la reprise normale du commerce. Ce phénomène a pris toute son ampleur à partir du milieu des années 80 avec la diffusion massive de l'héroïne et du cannabis en construisant une économie dite "parallèle" particulièrement prospère 30 ans plu tard. Chiffre d'affaires > 3 milliards d'euros en 2011 seulement pour la France. 243 milliards par an dans le monde. 136 depuis le 1er janvier 2015, 7 700€ par seconde en moyenne.
Dans ce contexte, les agents du service public sont en première ligne. Nos gardiens bien sûr mais aussi les facteurs, les personnels de santé ou de secours appelés à intervenir dans les cités, les travailleurs sociaux. Pour ce qui concerne les OPH l'objectif est clair : expulser le service public de la cité et dans beaucoup de cas il s'agit du dernier service public encore présent. La pression est forte sur les nos gardiens, à qui l'on demande trop souvent des prestations que la police n'assure plus. Les effets indirects de la Loi BOUTIN (remplacement des gardiens par des employés d'immeubles au regard du taux de récupération sur les charges locatives à 100%), la privatisation des OPH, la dernière tentative pour supprimer les logements de fonction avec le Décret Fillon, le blocage des salaires, l'impasse des négociations pour assurer un bon déroulement de carrière aux gardiens contractuels, tout cela constitue une offensive pour en finir avec ce métier et ces emplois considérés comme une charge et non comme un service rendu à la population. Qui demain acceptera de faire ce métier en zone sensible, d'y habiter avec des conditions de travail dégradées pour un salaire à peine plus haut que le SMIC pour un niveau de qualification toujours plus exigeant ? C'est aussi l'équation qu'il faudra résoudre chez les bailleurs du secteur social mais aussi du secteur marchand.
Pour avoir travaillé plus de 40 ans avec ces agents à Argenteuil comme à Bobigny mais aussi dans les Foyers de Jeunes Travailleurs de Seine St Denis, j'ai pu mesurer la pression constante que les caïds exercent sur eux, leur souffrance psychologique, les conséquences souvent dramatiques observées sur leur vie privée, les menaces pesant sur leurs familles, sur leurs biens (logement, voiture) etc...
Il est grand temps que la reconnaissance des pouvoirs publics soit à la hauteur de celle des populations, que ce métier soit revalorisé et que la force publique prenne réellement en considération l'indispensable protection qui leur est due pour qu'ils (et elles) puissent assurer leurs missions en toute sécurité.
Dans le cas contraire, nous verrons ces agents quitter les cités, ce métier disparaître et les quartiers populaires passer au niveau supérieur d'insécurité et de délinquance.
Les violences perpétrées contre nos gents sont le résultat de la violence sociale exercée à l'encontre des locataires des cités HLM. Les attaques contre les services publics dans les quartiers font partie de cette violence. Seules la mobilisation populaire et la lutte des salariés pourront arrêter cette spirale infernale. Les autorités ne prendront pas conscience de la gravité de la situation si nous ne leur mettons pas le nez dedans pour comprendre à quel point elle pue.
Veuillez assurer les agents de la cité Champagne de toute ma solidarité. Je ne pourrai être avec vous à se rassemblement de vendredi mais toutes mes pensées vont vers vous.

Michel GERMONT

GERMONT 02/07/2015 09:18

Bonjour,

La mainmise des dealers sur la cité Champagne n'est effectivement pas nouvelle elle est plus ou moins visible selon les périodes et tenant compte du niveau de terreur ou d'accalmie que les mafieux décident en fonction de la réaction populaire des habitants. Si les gens parlent trop et réagissent ils mettront le curseur sur l'intimidation, les pressions, les menaces voir les agressions. Si la police est trop présente (ce qui arrive rarement) ils abaisseront le curseur pour permettre la reprise normale du commerce. Ce phénomène a pris toute son ampleur à partir du milieu des années 80 avec la diffusion massive de l'héroïne et du cannabis en construisant une économie dite "parallèle" particulièrement prospère 30 ans plu tard. Chiffre d'affaires > 3 milliards d'euros en 2011 seulement pour la France. 243 milliards par an dans le monde. 136 depuis le 1er janvier 2015, 7 700€ par seconde en moyenne.
Dans ce contexte, les agents du service public sont en première ligne. Nos gardiens bien sûr mais aussi les facteurs, les personnels de santé ou de secours appelés à intervenir dans les cités, les travailleurs sociaux. Pour ce qui concerne les OPH l'objectif est clair : expulser le service public de la cité et dans beaucoup de cas il s'agit du dernier service public encore présent. La pression est forte sur les nos gardiens, à qui l'on demande trop souvent des prestations que la police n'assure plus. Les effets indirects de la Loi BOUTIN (remplacement des gardiens par des employés d'immeubles au regard du taux de récupération sur les charges locatives à 100%), la privatisation des OPH, la dernière tentative pour supprimer les logements de fonction avec le Décret Fillon, le blocage des salaires, l'impasse des négociations pour assurer un bon déroulement de carrière aux gardiens contractuels, tout cela constitue une offensive pour en finir avec ce métier et ces emplois considérés comme une charge et non comme un service rendu à la population. Qui demain acceptera de faire ce métier en zone sensible, d'y habiter avec des conditions de travail dégradées pour un salaire à peine plus haut que le SMIC pour un niveau de qualification toujours plus exigeant ? C'est aussi l'équation qu'il faudra résoudre chez les bailleurs du secteur social mais aussi du secteur marchand.
Pour avoir travaillé plus de 40 ans avec ces agents à Argenteuil comme à Bobigny mais aussi dans les Foyers de Jeunes Travailleurs de Seine St Denis, j'ai pu mesurer la pression constante que les caïds exercent sur eux, leur souffrance psychologique, les conséquences souvent dramatiques observées sur leur vie privée, les menaces pesant sur leurs familles, sur leurs biens (logement, voiture) etc...
Il est grand temps que la reconnaissance des pouvoirs publics soit à la hauteur de celle des populations, que ce métier soit revalorisé et que la force publique prenne réellement en considération l'indispensable protection qui leur est due pour qu'ils (et elles) puissent assurer leurs missions en toute sécurité.
Dans le cas contraire, nous verrons ces agents quitter les cités, ce métier disparaître et les quartiers populaires passer au niveau supérieur d'insécurité et de délinquance.
Les violences perpétrées contre nos gents sont le résultat de la violence sociale exercée à l'encontre des locataires des cités HLM. Les attaques contre les services publics dans les quartiers font partie de cette violence. Seules la mobilisation populaire et la lutte des salariés pourront arrêter cette spirale infernale. Les autorités ne prendront pas conscience de la gravité de la situation si nous ne leur mettons pas le nez dedans pour comprendre à quel point elle pue.
Veuillez assurer les agents de la cité Champagne de toute ma solidarité. Je ne pourrai être avec vous à se rassemblement de vendredi mais toutes mes pensées vont vers vous.

Michel GERMONT